Les dernières années
Après plusieurs années de détention, Jean-Hilaire Aubame est libéré en 1972, à l’initiative du président Omar Bongo, successeur de Léon Mba à la tête de l’État. À sa libération, Jean-Hilaire Aubame choisit l’exil et s’installe à Paris.
Autorisé ultérieurement à regagner son pays, il retourne au Gabon en 1981. À cette occasion, il est accueilli à Libreville par le président Omar Bongo, qui le nomme conseiller spécial à titre honorifique, marquant ainsi une reconnaissance officielle de son parcours et de son rôle historique dans la vie politique nationale.
Bien qu’il ne soit pas engagé au sein du mouvement clandestin d’opposition MORENA, Jean-Hilaire Aubame demeure une figure symbolique de l’opposition historique. Le 12 décembre 1984, son domicile est la cible d’un attentat perpétré par des extrémistes pro-gouvernementaux. Lui-même et les membres de sa famille échappent de justesse à cette attaque.
Jean-Hilaire Aubame s’éteint à Libreville le 16 août 1989, mettant un terme à une vie marquée par l’engagement politique, les épreuves et une contribution majeure à l’histoire institutionnelle du Gabon.
Distinctions honorifiques et décorations
Au cours de sa vie, Jean-Hilaire Aubame a reçu de nombreuses distinctions nationales et internationales, en reconnaissance de son engagement, de son parcours politique et de sa contribution à la Résistance et à la vie publique africaine :
- Médaillé de la Résistance
- Commandeur de la Légion d’honneur
- Titulaire de l’Étoile équatoriale (Gabon)
- Titulaire de l’Étoile africaine (Libéria)
- Titulaire de l’Ordre libérien de la Rédemption africaine
- Titulaire de l’Ordre national du Mérite du Niger
- Titulaire de l’Ordre national du Mérite centrafricain
- Titulaire de l’Ordre national du Mérite de Côte d’Ivoire
- Titulaire de l’Ordre national du Tchad
- Titulaire de l’Étoile noire du Bénin